Rachat de BULL par ATOS : Nos dirigeants trouvent de l’argent pour des acquisitions mais
pas pour améliorer nos conditions de travail
Atos et Bull ont annoncé le 26 mai dernier leur volonté de fusionner. Atos
propose un rachat à hauteur de 620 millions d'euros. La nouvelle entité dédiée
au big data et à la cybersécurité sera une entité « 100 % Atos » mais qui opérera
sous la marque Bull. L'opération permet sur le papier à l'effectif d'Atos de
progresser de plus de 9 000 collaborateurs, pour atteindre 85 500 salariés dans
plus de 50 pays.
Le processus de rapprochement devrait s'étaler sur deux ans et permettre des
économies de coûts de 80 millions d’euros. Face aux postes de doublon qui se
présenteront, M. BRETON mise sur le turn-over et la pyramide des âges. Malgré
les propos rassurant du PDG : « Il n’y aura pas de plan social en France » et ceux
rappelant qu’Atos « s’appuie sur des techniques rodées d’intégration depuis la
reprise des ingénieurs de Siemens IT »3, au final, on constatera l’explosion des
départs en ruptures conventionnelles et des départs négociés.
Nous constatons, une fois de plus, que nos dirigeants trouvent les moyens
pour s’offrir une entreprise mais n’investissent pas dans l’amélioration du
bien-être au travail. Le Wellbeing@Work, un label, qui n’a d’autre rôle que de
donner une image à l’entreprise mais qui n’a aucune représentation concrète
sur le terrain pour améliorer les conditions de travail des salariés. Ceux-ci
continuent à souffrir quotidiennement du manque de reconnaissance, de la
pénibilité accrue, du travail en openspace, du temps de trajet excessif, du
manque de revalorisation salariale, du manque d’évolution de carrière, des
moyens de pressions et de harcèlement tels la mobilité forcée, les plans d’axes
d’améliorations, etc.
A terme, nous en arrivons des suicides comme celui survenu dans l’entité Atos
Intégration, rapporté par le syndicat FO dans son tract du 30 juin 2014, qui
concerne un salarié « qui s’était confié auprès de sa femme de situations de
souffrance au travail ».
Solidaires, Unitaires et Démocratiques, ensemble nous sommes plus fort(es)!
22/07/2014
Prime de partage des profits 2014 : une prime aussi légère qu’une feuille de paie Atos
Le montant de la prime de partage des profits 2012, versée en 2013, était de
640K€ bruts, soit 46,13€. Elle s’élèvera à 50,11€ bruts en 2014, soit environ 3.98
€ euros supplémentaires. Avec des résultats nets record de 262 millions d’euros
Atos a le privilège et l’honneur de nous verser 50 euros de prime. Une prime de
partage des profits qui est pourtant exonérée de cotisations et contributions
sociales, dans la limite de 1 200 € par salarié et par an. Effectivement, la loi ne
prévoit au montant minimum ou maximum et sans surprise Atos a choisi un montant plus proche du zéro que de 1200.
50 €, c’est environ 55 baguettes de pain. Soit votre baguette gratuite chaque jour pendant 55 jours. Quelle chance ! Merci Atos.
A titre de comparaison, notre PDG obtenait une augmentation de salaire de +74,5 % en 2014, pour atteindre un salaire de 4,9 millions d'euros. Soit 5,4 millions de baguettes de pain. De quoi se nourrir éternellement tel un dieu, immortel.
Le montant de la prime de partage des profits 2012, versée en 2013, était de
640K€ bruts, soit 46,13€. Elle s’élèvera à 50,11€ bruts en 2014, soit environ 3.98
€ euros supplémentaires. Avec des résultats nets record de 262 millions d’euros
Atos a le privilège et l’honneur de nous verser 50 euros de prime. Une prime de
partage des profits qui est pourtant exonérée de cotisations et contributions
sociales, dans la limite de 1 200 € par salarié et par an. Effectivement, la loi ne
prévoit au montant minimum ou maximum et sans surprise Atos a choisi un montant plus proche du zéro que de 1200.
50 €, c’est environ 55 baguettes de pain. Soit votre baguette gratuite chaque jour pendant 55 jours. Quelle chance ! Merci Atos.
A titre de comparaison, notre PDG obtenait une augmentation de salaire de +74,5 % en 2014, pour atteindre un salaire de 4,9 millions d'euros. Soit 5,4 millions de baguettes de pain. De quoi se nourrir éternellement tel un dieu, immortel.
21/05/2014
Groupe Atos : bénéfice en hausse face à une situation sociale affligeante, les séniors en ligne de mire
En
2013, le bénéfice net s’est établi à 262 millions d'euros, +17% sur un an, avec
un chiffre d'affaires à 8,6 Md €. La marge opérationnelle a atteint 645 M€, en
hausse de 78,3 M€ sur un an.
Le groupe va bien à tel point qu’en avril, il offre de
racheter Steria pour 730 millions d’euros en cash.
Le PDG arrive en 7ème position du
palmarès 2014 des salaires des grands patrons, derrière ceux du CAC 40, avec une
rémunération totale de 4 941 033 € en 2013 dont la moitié en stocks options
soit une augmentation de 74,5%.
Les jetons de présence
payés à 13 membres du conseil d’administration ont augmentés de 10,8 % par
rapport à 2010 pour arriver à la somme de 433 250 €. Ces administrateurs
ont tous un âge égal ou supérieur à 45 ans. Trois d’entre eux ont plus de 70
ans, l’un à 78 ans. Et vous,
arriverez-vous à travailler jusqu’à 78 ans ? !!
Un plan d’action
contrat de génération a été conclu dans le groupe Atos, le 18 octobre 2013, il
n’est pas appliqué. Peu de salariés font carrière au-delà de 60 ans et peu
d’entre eux partent à l’âge légal de la retraite. Une des raisons est sans
aucun doute, des conditions de travail détériorées qui poussent les salariés à
quitter l’entreprise dès qu’une opportunité s’offre à eux. Sans augmentation de salaire et sans
perspective de carrière, les salariés vont parfois d’eux même vers la sortie.
L’organisation et la
gestion RH qu’a mis en place Atos depuis 2009 vise à réduire les effectifs en
mettant le personnel sous pression constante, telles les vagues LEAN (réduction
des effectifs de l’ordre de 240 ETP (Equivalent Temps Plein) entre les vagues
2009 et 2010), la cellule rebondir (postes sous-qualifiés et 20% de Ruptures Conventionnelles
en 2013), l’utilisation abusive de l’article 8 de la CCN SYNTEC (poste
sous-qualifié et mobilité géographique forcée), la mise en place du TACE (Taux
d’activité congés exclus), les demandes insistantes de mise à jour de nos CV…
La liste n’est pas exhaustive.
Les salariés ont peur, affaiblis
et isolés, ils ne peuvent, très souvent, pas s’opposer. Ce qu’il faut, c’est
donner aux salariés les moyens nécessaires pour rompre l’isolement et combattre
ces méthodes de management. La situation sociale s’aggrave année après
année. SUD est là, à vos côtés pour s’y opposer. ATOS RECORDS 2014
4 941 033 € - plus haut salaire d’un PDG d’Atos depuis la création du groupe
65 € (environ) - plus faible prime de participation distribuée depuis son existence
Plaquette WellBeing @WORK reçue au domicile: le bien-être au travail ça ne s’achète pas à coup de propagande coûteuse
Nous avons tous reçu à
notre domicile en semaine 18 et 19, une splendide plaquette tout en couleur
marbré de plusieurs pages ventant les plaisirs de travailler dans notre belle
entreprise qu’est Atos, pourtant les résultats de l’enquête allait plutôt dans
le sens de la déprime au travail. Rappelez-vous « Parmi les salariés interrogés 83% répondent que l'encadrement
n’apprécie pas et ne valorise pas le travail bien fait et tout effort
supplémentaire, ou que 78% d’entre eux pensent qu’ils ne travaillent pas dans
un cadre professionnel sain sur le plan psychologique et humain »
Un document qui a du
coûter une fortune à produire et envoyer aux dizaines de millier de salariés du
groupe en France à 3.30 € l’unité. Cet argent pourrait servir à des causes bien
plus utiles pour aider à la qualité de vie au travail des salariés. Pourtant,
ce n’est pas le choix que font nos dirigeants.
Le bien-être au travail ça passe d’abord par des
augmentations salariales conséquentes, ça ne s’achète pas à coup de propagande.
ATOS Angleterre : fin du contrat qui a traumatisé et harcelé les handicapés et les cancéreux pendant presque 10 ans
En février 2012, nous
vous informions déjà au travers d’un article intitulé : « AtoS Healthcare en Grande Bretagne: un
scandale honteux méconnu en France ». http://sudatos.blogspot.fr/2012/03/atos-healthcare-en-grande-bretagne-un.html. Atos, a décidé, le 27 mars 2014, de mettre
fin à ce contrat, signé en 2005, qui évaluait
les handicapés pour le compte du gouvernement britannique. Ainsi Atos,
ne met pas un terme à un contrat qui traumatisait les handicapés, jugeait les cancéreux
aptes au travail, non, Atos met un terme au contrat afin de stopper
l'hémorragie financière, car aucun profit n’ont été réalisé depuis 2005 (cf. article du journal le Monde du 25 avril
2014 « Au Royaume-Uni, des méthodes brutales pour remettre au travail les
handicapés » ). Quel grand cœur ! L
Introduction en bourse de Wordline : inquiétude autour de l’entité qui génère les profits du groupe
Spécialisée dans le paiement et les transactions électroniques,
Worldline a réalisé en 2013 un chiffre d'affaires de 1,11 milliard d'euros
(+4,8% sur un an). Elle a été filialisée en juillet dernier et
il est prévu une introduction en Bourse dès la fin juin, d’environ un quart du
capital. Il s’agit pour Atos d'attirer «
les grands investisseurs en leur
donnant une liquidité suffisante ». Grâce à cette opération,
orchestrée par le conseil d’administration, il s’agirait de racheter d’autres
sociétés du secteur. Cependant, l’ouverture du capital à 25% va-t-elle
s’arrêter là ? Y aurait-il une stratégie de vente totale de la société pour
les actionnaires ?
Recette du jour
Rupture
conventionnelle à la sauce bretonne
Ingrédients
- 109 salariés
dont 65 salariés de plus de 45 ans
- 1 workforce
management, une cellule rebondir
- 1 lettre de
mission signée
- missions sous
qualifiées
- 1 article 8
SYNTEC
- 1 sachet de
Lean management
- Harcèlement
- 1 chèque au minimum conventionnel
Préparations
Choisir de préférence les salariés de 58 ans bien
plus tendres à la cuisson.
Pas d’augmentation de salaire pendant 7 à
10 ans. Ne pas accorder de formation. Quelques missions sous qualifiées.
Mettre en inter-chantier quelques mois, 3
ans maximum. Quelques pincées de harcèlement.
Une fois le salarié mur, sortez le.
N’oubliez pas de saupoudrer d’un chèque
d’un montant égal au minimum conventionnel.
Le
tour est joué J
Des revendeurs de drogues autour du site de BEZONS : état d'inquiétude permanente pour les salariés depuis 2010
Depuis plusieurs mois,
l’insécurité augmente pour les salariés qui prennent le tramway pour se rendre
sur le site de BEZONS. Des revendeurs de drogue, des guetteurs font leurs
trafics sans être inquiétés, en plein jour au vu et au su de tous à 100 mètre
du site. Manuel Valls, à l’époque, ministre de l'Intérieur, a pourtant effectué une visite à Bezons en
novembre 2013 notamment, sur le thème du trafic de drogue dans le quartier du
Colombier. Mais depuis, rien a changé.
Le point étant porté au CHSCT de BEZONS du mois d’avril, le responsable
de l’établissement a déclaré que la municipalité allait installer des caméras
sur le trajet entre le tramway et l’établissement. Il nous a d’autre part
assuré que la BAC (Brigade Anti Criminalité)
surveillait les revendeurs.
Pour l’instant, aucune agression physique de salariés n’est à déplorer,
mais pour combien de temps, encore ?
En 2009, nos dirigeants ont décidé de fermer les sites d’Ile de France
pour nous déporter sur BEZONS, ce qui leur permettait d’économiser au passage
un millions d’euros. Ils dégradaient nos conditions de travail en augmentant
notre temps de trajet. Maintenant, ils nous font risquer des agressions. Les salariés se trouvent dans une situation d’inquiétude permanente dont Atos à sa part de responsabilité.
Gestion RH chez Atos : la stratégie de l’arrogance
Quelques exemples, du côté
des salariés. Une demande de transfert
de congés dans un CET (Compte Epargne Temps) un manager refuse en donnant
comme raison que le salarié est inter-chantier, pourtant un accord collectif
existe ; Une salariée s’absente 2 jours pour maladie, lorsqu’elle perçoit
son salaire, il est en négatif. Lorsqu’elle demande des explications, le CSPRH lui
répond qu’elle n’a pas reçu son justificatif d’absence en temps et en heure ;
Un salarié demande une formation en Anglais en immersion à Dublin, refus du
manager qui demande des explications sur cette demande. Le salarié répond qu’il
est amené à effectuer régulièrement des missions en Angleterre et qu’il
aimerait améliorer son anglais. Malgré cette explication, la formation n’a pas
été acceptée pour autant ; Lors des entretiens d’évaluation, quand vous
l’obtenez, souvent au bout de 3 ans, les managers distribuent des notes
volontairement basses permettant ainsi de justifier la non-augmentation de
votre salaire. Autre technique, ils vous
re-mémorisent une mission
« casse-pipe » effectuées quelques années auparavant en reportant
toutes les erreurs sur votre dos.
Du coté des représentants du personnel, la gestion est bien pire. Atos a d’ailleurs été condamné à plusieurs
reprises pour discrimination syndicale. Dont l’un de nos camarades qui, après 4
ans et demi de procédure a obtenu gain de cause.
Nous lançons régulièrement des droits d’alerte DP pour harcèlement de
nos camarades. Ceux-ci restent bien plus que les autres salariés en
inter-chantier et les missions qu’on leur propos sont bien souvent sous-qualifiées.
Leur salaire stagne depuis des années et leur évolution est stoppée dès
qu’il s’oppose à leur management. Ils peuvent être sortis d’une mission en
clientèle par leur manager dès qu’ils prennent trop d’heures de délégation. Au
lieu de les faire évoluer lorsqu’ils effectuent une mission surqualifiée, leur
management l’ignore et prétends qu’ils ne sont pas compétent.
Welcome chez Atos.
18/02/2014
Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) 2014 : les cadres dirigeants ne connaissent pas la crise
À la 1ère réunion de NAO où sont discutées
principalement les augmentations de salaire, la direction a annoncé la couleur.
Elle a demandé aux organisations syndicales de proposer des augmentations
« raisonnables » soit, moins de 4%. Pourtant, dans les documents distribués
nous notons de grandes disparités. Tous les salariés ne sont pas logés à la
même enseigne. Exemples : 33 salariés, hommes, cadres de la position
conventionnelle Syntec 3.3 se sont distribués en moyenne 141 016 € en 2013 avec
en plus des primes d’un montant moyen de 30 848€ ; 99 salariés (h) de la
position 3.2 ont, eux, obtenu en moyenne 93 208 € avec en plus des primes
d’environ 12 377 €. 322 salariés gagnaient plus de de 65 000 € annuel au 30
juin 2013 (9.33% de l’effectif), 10 d’entre eux gagnaient 2 702 433 € en 2012
soit 27.4% de plus qu’en 2010. C’est plus que la totalité des augmentations de
salaire de 2013 pour l’ensemble des catégories (2 179 261 €).
Tandis qu’en bas de l’échelle 431 salariés gagnaient
encore moins de 20 000 € annuel en 2013 (soit 15.9 % de l’effectif).
À l’image des inégalités de la société française, Atos
reproduit les mêmes schémas. Les fruits de la croissance devraient être
redistribués entre tous mais les chiffres tendent à démontrer que ce sont les
gros salaires qui en profitent le plus. Alors que chacun fait des efforts pour
que des contrats soient gagnés et que les clients soient satisfaits, la
reconnaissance n’est pas au rendez-vous.
Tous les ingrédients sont là pour créer le « ras le bol ».
Enquête « Great Place to Work » : des résultats négatifs que la direction tente de minimiser
Parmi les salariés interrogés 83% répondent que
l'encadrement n’apprécie pas et ne valorise pas le travail bien fait et tout
effort supplémentaire, ou que 78% d’entre eux pensent qu’ils ne travaillent pas
dans un cadre professionnel sain sur le plan psychologique et humain, on pense
alors tous qu’il y a un sérieux problème chez Atos, non ?
Que fait la direction pour y remédier ? Pour y
remédier, il faudrait déjà qu’elle reconnaisse qu’il y a un sérieux malaise. À
la place, voici ce qu’elle répond par la
voix de son DRH : « la tendance
2012/2013 est positive car elle montre une réelle progression ».
« Les résultats de « proximité »
sont systématiquement meilleurs que ceux de la vision entreprise » ;
« … nous nous réjouissons de la tendance…».
Ignorer les problèmes, voilà la meilleure méthode pour ne pas
les résoudre. Great Place to Work :
une farce !
Dénomination « business technologists » : la vision déshumanisée d’Atos de son salariat
Depuis quelques mois, la direction par la voix de
son Directeur des Ressources Humaines GBU France, qualifie le personnel de
« business technologists » dans ses communications internes.
Ceux qui nous dirigent nous considèrent donc comme
de la marchandise, des articles de commerce comme les autres. Pourtant ces « business
financialists », qui, dans leur tour d’ivoire, calculent à longueur d’année
comment augmenter la marge afin de distribuer encore plus de dividendes aux
actionnaires, oublient que la masse
salariale est composée de salariés, de femmes et d’hommes et avant tout, d’
êtres humains qui se sacrifient d’efforts jusqu’au « burn out » parfois.
Remboursement des notes de frais : la direction impose la signature des lettres de mission
Depuis le 1er janvier 2014, la direction impose la
signature des lettres de mission pour que le salarié puisse obtenir le
remboursement des notes de frais.
L’article 51 de la convention collective nationale
SYNTEC précise « qu’avant l’envoi d’un salarié en déplacement,
un ordre de mission sera normalement établi, se référant au présent titre.
L’ordre de mission pourra être permanent pour les salariés dont les fonctions,
telles que précisées dans le contrat de travail, les conduisent à effectuer des
déplacements multiples pour des interventions ponctuelles. »
Pourtant, pendant longtemps, les managers envoyaient
les salariés en clientèle sans ordre de mission. Pour en obtenir un, il fallait
qu’ils remuent ciel et terre. Or,
aujourd’hui, la tendance est d’en faire pour tout et n’importe quoi.
La lettre de mission n’a aucune valeur
contractuelle, qu’elle soit signée ou pas, elle n’est pas opposable au salarié.
Si vous signez, vous n’engagez, à la rigueur, que votre bonne foi. Ce qui
compte c’est votre contrat de travail. S’il est indiqué que vous êtes mobile
sur la France dans la lettre de mission, alors que vous avez une clause
indiquant mobilité Ile de France dans votre contrat de travail. C’est ce
dernier qui prime.
L’employeur est tenu de rembourser aux salariés
leurs frais professionnels (Cass. Soc.
25 février 1998, n°95-44096 ; Cass. Soc. 23 septembre 2009, n°07-44477).
L’action en remboursement des frais se prescrit par 3 ans.
En tout état de cause, la direction n’a aucune
raison objective de refuser de vous rembourser sous prétexte que vous n’avez
pas signé un ordre de mission. De plus, elle ne peut pas faire du chantage aux remboursements
de vos frais engagés contre signature. En vertu de l’article L 312-10 du Code pénal, le délit de chantage à fin d’obtention
une signature ou sa tentative est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000
€ d’amende maximum.
Formation professionnelle du salarié : malgré des demandes refusées, une obligation de l’employeur
À la réunion du Comité
d’Entreprise du 28 août 2013, le Directeur Général de la Ligne de Services MS, déclarait
« Tous les salariés doivent en permanence être formés. Ceux-ci doivent
s'informer et demander des formations sur les nouvelles technologies, voire sur
des métiers différents de leur emploi. Par ailleurs, [le DG] fera de nouveau part à ses
managers de sa volonté de mettre l'accent sur la formation.»
Malgré les propos de
notre DG, des salariés se plaignent encore que leurs demandes de formation soient
refusées par leurs managers sans en connaitre les raisons.
Dans notre entreprise, 48%
des salariés n’étaient pas formés en 2012 dont principalement les employés. Par
ailleurs, les efforts de formation pour les salariés positionnés sur les filières
sensibles et identifiées (métiers obsolètes ou potentiellement offshorisables) sont
inexistants.
Or, le chapitre du Code du travail qui traite de la
formation à l’initiative de l’employeur et au plan de formation s’ouvre sur
l’article L. 6321-1 du Code du travail qui démarre par ces deux phrases : « l’employeur assure l’adaptation des salariés à leur
poste de travail. Il veille au maintien de leur capacité à occuper un emploi,
au regard notamment, de l’évolution des emplois, des technologies, des
organisations (…) ».
- L’employeur doit proposer à ses salariés des formations
tout au long de leur carrière professionnelle (Cass. Soc 2 mars 2010).
- Une obligation en soi si les salariés ont une
ancienneté importante (Cass. Soc 28 sept. 2011).
- L’obligation pèse sur l’employeur; ce n’est pas au
salarié de demander (Cass. Soc 5 oct. 2011).
-
Un salarié qui a été perpétuellement exclu de toute formation pendant sa
carrière dans l’entreprise peut prétendre à des dommages et intérêts de ce
fait, notamment quand il est licencié pour motif économique (Cass. soc., 5 juin
2013, pourvoi n° 11-21.255, arrêt n° 1034 FS- P+B).
Ce qui veut dire qu’une indemnité peut être due à un
salarié qui se plaindrait de n’avoir pas reçu de formation. Le préjudice serait
alors la perte d’un espoir de promotion ou d’évolution professionnelle.
En
cas de refus de formation de votre manager, ne restez pas isolés. Contactez vos
représentants du personnel SUD.
19/11/2013
Chez Atos, le
contournement des règles du licenciement collectif dégrade les conditions de
travail des salariés et les prive des garanties du PSE et de la GPEC.
L’utilisation
massive en 2012 de la rupture conventionnelle permet à Atos de ne pas licencier
pour motif économique. Atos évite, par ce biais, la mise en place d’un Plan de
Sauvegarde de l’Emploi (PSE) et prive les salariés de l’ensemble des garanties
qu’offre le PSE et la GPEC.
Atos est dans un processus de réduction
d’effectif (baisse de 13% en 3 ans). Sortir
200 salariés dans la branche Infogérance était l’un des objectifs de la
direction en 2012 (cf. Rapport économique sextant). Pour y arriver, Atos utilise
massivement la rupture conventionnelle. 109 RC l’année dernière, dont 10 pour
les mois de juin et de novembre (progression de 53% sur 2 ans). En 2013, 70 RC
à fin septembre dont 15 en juin et 13 en juillet. Ces RC touchent
particulièrement les plus de 55 ans.
|
|
La Directeur
Général de MS France, pendant plusieurs mois, déclarait aux élus du CE ou en
réunion d’équipe qu’Infogérance perdait tous les mois un million d’euros. Bien
entendu, ce discours servait, avant tout, à faire accepter des efforts aux salariés et autres mesures de
réduction des coûts. Si cela va
vraiment mal, pourquoi n’observe-t-on aucun licenciement pour motif économique
depuis plusieurs mois, voire années ?
Le journal Les
Echos ne s’y trompe pas, il écrivait le
29 avril 2013 « Comme attendu, ce
sont les activités d’infogérance et de paiement, qui constituent les trois
quarts du chiffre d’affaires, qui ont soutenu l’activité, avec des progressions
respectives de 0,7 % et 3,1 % sur les trois premiers mois de l’année. ».
Et le cabinet d’expertise Sextant dans son rapport économique déclare au CE
d’octobre 2013. « Après plusieurs
années de recul, le chiffre d’affaires de MS France retrouve le chemin de la
croissance en 2012 ».
Même si le
résultat est en négatif dans Infogérance en cette fin d’année, le motif
économique, s’il est utilisé, devra s’apprécier au regard du secteur d’activité
d’un groupe qui se porte bien et qui a augmenté sa marge opérationnelle de
36.5% en 2012. Ce qui pose une difficulté supplémentaire à Atos pour mettre
en œuvre un PSE.
La loi du 14 juin
2013 relative à la sécurisation de l'emploi a changé quelque peu les règles du
PSE. Elle permet notamment d’accélérer le processus et d’éviter le juge
judiciaire. En plus de ternir l’image de l’entreprise, le PSE reste, malgré
tout, lourd à mettre en place. En conséquence, Atos ruse et contourne le droit
du travail. Les Inspections du Travail laissent faire. La majorité des syndicats
ferment les yeux.
Nous ne
condamnons pas l’utilisation des RC par les salariés. Elle peut être utile lorsque
ceux-ci se retrouvent dans une impasse professionnelle, qu’ils non pas de
reconnaissance de leur hiérarchie, pas d’augmentation de salaire, pas de
formation ou bien un litige en cours. Cependant, même si l’indemnité de rupture
est plus élevée que le minimum légal, le rapport DARES de mai 2013 affirme qu’ « en
2011, l’indemnité perçue par un salarié suite à une rupture conventionnelle
s’est élevée en moyenne à 6 660 euros ». Il est donc clair que la
négociation de gré à gré avec l’employeur n’est pas favorable au salarié. Le
rapport de force est du côté de l’employeur notamment pour les employés qui
n’ont pas la possibilité de s’offrir les services d’un avocat. De meilleures
indemnités de départ pourraient-être négociées collectivement dans le cadre
d’un PSE ou d’un PDV (Plan de Départ Volontaire).
Or, la qualification du salarié ne peut
être modifiée même provisoirement sans son accord express. (Cass. Soc. Arrêt du 2 octobre
2002 00-42.003, Cass. soc., 16 nov. 2005, no 03-47.560). De même, la
mobilité ne peut pas être imposée si elle n’est pas dans la même zone
géographique ou si le salarié invoque des impératifs personnels et familiaux.
Mais, le salarié est rendu flexible par son simple accord. Dans les services impactés par l’offshore,
à termes les salariés se retrouvent sans activité, leur métier étant réattribué
à la Pologne ou au Maroc. Ici, l’entreprise ne remplit pas ses obligations en
termes de GPEC et de reclassement car plutôt que de gérer en amont les emplois
à risque, elle met le salarié en inter-chantier lorsqu’un poste est supprimé.
Une fois en inter-chantier, le salarié est conditionné pour accepter une RC ou
des missions sous qualifiées.
Le but de ces
techniques de gestion du personnel est d’éviter de devoir modifier la
qualification du salarié et donc le contrat de travail pour motif économique.
Si c’était le cas à partir de 10 modifications contractuelles avec refus du
salarié, le PSE est déclenché automatiquement.
Ce que nous
condamnons, ce sont toutes ces techniques de suppressions d’effectifs (RC,
Réorganisations incessantes, Lean management, mobilité, offshore, article 8 de
la SYNTEC, initiative rebondir) qu’utilise ATOS pour contourner le droit du
travail car elles privent les salariés de meilleures garanties qu’offriraient
le PSE et la GPEC.
Ces techniques participent à
la dégradation générale des conditions de travail et menacent la santé et la
sécurité des salariés. L’employeur engage donc sa responsabilité.
Les garanties du PSE :
En plus, des indemnités de licenciement économique plus avantageuses car négociées collectivement:
- Des actions en vue du reclassement interne des salariés
- Des créations d'activités nouvelles par l'entreprise
- Des actions favorisant le reclassement externe à l'entreprise, notamment par le soutien à la réactivation du bassin d'emploi
- Des actions de soutien à la création d'activités nouvelles ou à la reprise d'activités existantes par les salariés
- Des actions de formation, de VAE ou de reconversion
- Des mesures de réduction ou d'aménagement du temps de travail
- Des conditions de mise en œuvre du congé de reclassement.
06/11/2013
Préfet/PV : Atos visée par l'Intérieur
"L'enquête va devoir déterminer si les règles régissant les marchés publics ont été scrupuleusement respectées, notamment avec Atos. Un certain nombre de pratiques posent question. Suffisamment pour jeter le doute sur la loyauté des relations entretenues par l'Antai et son principal prestataire", présidé par Thierry Breton, ancien ministre de l'Économie, a indiqué cette source, confirmant une information de Mediapart.
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a annoncé le 31 octobre dans un communiqué avoir étendu l'enquête administrative visant l'Antai, un rapport laissant "supposer des dysfonctionnements dans la gestion de cet établissement public".
Le ministère de l'Intérieur souhaite que lumière soit faite
Cette enquête, confiée à l'Inspection générale de l'administration (IGA), a débuté fin septembre pour déterminer si l'ancien responsable de l'Antai, le préfet Jean-Jacques Debacq, a fait payer par son administration ses contraventions routières, comme l'a écrit le site d'informationMediapart.
"Le ministère de l'Intérieur souhaite que toute la lumière soit faite sur la manière dont a pu fonctionner cette agence. C'est la raison pour laquelle, notamment sur la base d'un rapport de son directeur par intérim, le ministre à immédiatement étendu la saisine de l'IGA", a expliqué e porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.
Selon les premiers éléments de cette enquête, ce haut fonctionnaire aurait "fait payer par son administration", c'est-à-dire par le Trésor public, des contraventions routières dont son véhicule de fonction avait fait l'objet.
Il aurait également échappé au retrait de points de son permis de conduire que les infractions auraient dû normalement entraîner. Jean-Jacques Debacq avait présenté le 8 octobre sa démission. Un décret, publié mi-octobre au Journal Officiel, avait officiellement mis fin à ses fonctions.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/11/05/97001-20131105FILWWW00526-prefetpv-atos-visee-par-l-interieur.php
- Par Le Figaro.fr avec AFP
- Mis à jour
- Publié
"L'enquête va devoir déterminer si les règles régissant les marchés publics ont été scrupuleusement respectées, notamment avec Atos. Un certain nombre de pratiques posent question. Suffisamment pour jeter le doute sur la loyauté des relations entretenues par l'Antai et son principal prestataire", présidé par Thierry Breton, ancien ministre de l'Économie, a indiqué cette source, confirmant une information de Mediapart.
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a annoncé le 31 octobre dans un communiqué avoir étendu l'enquête administrative visant l'Antai, un rapport laissant "supposer des dysfonctionnements dans la gestion de cet établissement public".
Le ministère de l'Intérieur souhaite que lumière soit faite
Cette enquête, confiée à l'Inspection générale de l'administration (IGA), a débuté fin septembre pour déterminer si l'ancien responsable de l'Antai, le préfet Jean-Jacques Debacq, a fait payer par son administration ses contraventions routières, comme l'a écrit le site d'informationMediapart.
"Le ministère de l'Intérieur souhaite que toute la lumière soit faite sur la manière dont a pu fonctionner cette agence. C'est la raison pour laquelle, notamment sur la base d'un rapport de son directeur par intérim, le ministre à immédiatement étendu la saisine de l'IGA", a expliqué e porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.
Selon les premiers éléments de cette enquête, ce haut fonctionnaire aurait "fait payer par son administration", c'est-à-dire par le Trésor public, des contraventions routières dont son véhicule de fonction avait fait l'objet.
Il aurait également échappé au retrait de points de son permis de conduire que les infractions auraient dû normalement entraîner. Jean-Jacques Debacq avait présenté le 8 octobre sa démission. Un décret, publié mi-octobre au Journal Officiel, avait officiellement mis fin à ses fonctions.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/11/05/97001-20131105FILWWW00526-prefetpv-atos-visee-par-l-interieur.php
22/10/2013
52 M€ versés aux actionnaires contre 3,2M€
distribués aux salariés de France ! Cherchez l’erreur.
En
2012, 171€ de primes de participation en moyenne ont été versées aux salariés
du groupe en France. Cette enveloppe représente 2 576 471 € pour
15 033 salariés. À cela, ajoutons la prime de partage des profits de 46 €
par salarié, soit environ 600 000 € et nous obtenons un total de 3.2 M€
distribués aux salariés en France.
3,2M€
contre 52 M€ versés aux actionnaires du groupe. Est-ce une
plaisanterie ? Les salariés de France vaudraient donc 16 fois moins
que l’ensemble des actionnaires.
Actionnaires très lucides, puisque le cours
étant actuellement très avantageux, plus des 2/3 ont transformé leurs
dividendes en actions nouvelles (cours de transformation à 48€)!
Où
est RÉELLEMENT le partage des bénéfices ?
Ces fameux actionnaires (déjà bien
engraissés par la hausse du cours de ces derniers mois) ont aussi donné leur
aval au groupe pour racheter 115M€ d’actions. Cette décision fera augmenter
mécaniquement le cours, avant que le « marché » ne s’aperçoive de la
supercherie : la création potentielle de 5,6 millions nouvelles actions
dans le cadre d’un remboursement anticipé d’une dette de 230M€ contractée en
2009... Et Sprint 2013 pour les
salariés ? Sans doute trop dilutif…
DISPARU !
Cherchez
où est passée la reconnaissance de vos efforts en 2012. Cherchez l’erreur.
Erreur ? Quelle erreur pour M. BRETON et ses amis ? Un M. BRETON qui
a gagné 2,83 M€ en 2012 - soit plus que ce qui a été distribué en participation
aux salariés du groupe- et qui ne s’intéresse qu’au cours de l’action de notre
entreprise.
Le Well Being @ Work chez Atos, un leurre pour la majorité, une réalité salariale
pour d’autres.
Du 23 au 28 septembre fut organisée la semaine « Well
Being @ Work », « Contribuer au
bien-être de nos collaborateurs : un employeur responsable » qui vous offre
croissants et cafés dès votre arrivée le lundi, ça commence fort.
« Matérialiser le lieu de travail de l'avenir » : est-ce la
mobilité forcée comme chez France Telecom ou bien la rupture conventionnelle
pour les séniors ?
« Renforcer l'identité et les valeurs du groupe » : celle
de l’individualisme et de la compétition ?
Pendant cette campagne de charme,
n'oublions pas que le montant global des
10 rémunérations les plus élevées a atteint la somme de 2 702 433 €
en 2012 chez MS France, soit 27% d’augmentation par rapport à 2010. Et pour rappel, devinez qui sont ceux qui ont bénéficié de formations
NBA ou management à 62 000€ ?
Bref, il
y a encore du travail sur le sujet du bien-être au travail
En
réponse de vos efforts, seule reconnaissance : des remerciements!
Le Directeur Général de la GBU France, Jean-Marie SIMON
élu en remplacement de M. KOCHER, dans
son courriel du 16 juillet 2013 vous « remercie
personnellement de votre engagement et de l’énergie que vous avez déployée ces derniers mois ».
Nous vous retournons le remerciement Jean-marie,
pour toutes les énormes augmentations de salaires que vous nous distribuez
principalement d’ailleurs à nos managers qui viennent d’Orange en plus de leur
superbes salaires qui dépassent probablement les 300K€ annuels et avec de magnifiques voitures de fonction.
Merci à Atos, pour la dégradation de nos conditions
de travail, la pression morale que nous subissons parfois par mauvais temps,
malheureusement un peu plus encore quand on est sénior, femme ou délégué du
personnel.
« Initiative rebondir » ou comment rebondir dans le mur ?
Il y a environ un
an a été créée par la direction, une organisation appelée « cellule
rebondir » puis « initiative rebondir ». Son but est de remettre
au travail des salariés en inter-chantier depuis plusieurs mois (3 mois). Pour
nous, il s’agit surtout de mettre la
pression sur des salariés, déjà fragilisés par leur inemployabilité, pour leur faire
accepter des missions internes sous-qualifiées et dégradantes ou
bien les pousser vers la sortie (rupture conventionnelle).
Les pressions
prennent différentes formes : obligation quotidienne de se rendre sur site
de rattachement au moins 3 jours par semaine avec présence obligatoire entre
10h et 16h, entretiens réguliers avec un Team Leader, remise à jour de votre CV
et atelier CV …
En s’appuyant sur
le lien de subordination, la direction utilise son pouvoir, pour ordonner aux
salariés l’exécution de missions internes. Elles peuvent être : de la
relance de CV, scanner des documents RH, relancer les CRA qui n’ont plus rien à
voir avec la qualification initiale des salariés. Sur ce point, Atos est
dans l’illégalité.
Ces mesures, sans intérêt pour un salarié
en inter-chantier, sont des contraintes supplémentaires qui lui pèsent. Elles
engendrent des risques psychosociaux.
Cette
organisation « rebondir » vise à éviter les modifications pour motif
économique d’un élément essentiel du contrat de travail : « la
qualification » du salarié. En cas de modification, un avenant au contrat
est soumis à l’accord du salarié, qui, s’il refuse, peut être licencié. Le
risque pour l'entreprise est de devoir déclencher un plan social au-delà de 10
salariés licenciés pour motif économique dans le mois.
Pour éviter d’être
confrontée à un plan social contraignant, la direction met en place un système
organisationnel de contournement du PSE : le salarié est forcé d’accepter la réalisation
d’une mission en dessous de ses compétences ou décorrélée de ses compétences sans que son contrat de
travail soit modifié.
Nous vous recommandons de refuser toute
mission qui ne correspondrait pas à votre qualification et de vous rapprocher
de votre délégué du personnel SUD.
Pourquoi
en Bench ?
L'employeur cherche souvent à culpabiliser le salarié sur le fait qu’il
se retrouve en inter-chantier. Or, le salarié n’est pas responsable si Atos a
perdu un contrat client du fait de la guerre des prix entre sociétés
concurrentes, ou si un contrat client arrivé à terme n’a pas été renouvelé.
A contrario, lorsqu’un poste de travail est supprimé,
l’employeur a une obligation de reclassement interne du salarié. Le
reclassement du salarié s'effectue sur un emploi relevant de la même catégorie
que celui qu'il occupe ou sur un emploi équivalent. (Article L1233-4 du Code du travail).
De même, tout au long de l’exécution des contrats de
travail, l’employeur a l’obligation d’assurer l’adaptation des salariés à leur
poste de travail, notamment par la formation, et de veiller au maintien de leur
capacité à occuper un emploi, au regard notamment de l’évolution des emplois,
des technologies et des organisations. (Article L6321-1 du Code du travail).
L'employeur se doit de respecter ces obligations
contractuelles.
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